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Le 20 février deux ans après, le mirage d’une révolution
Publié par Agora Citoyenne dans Uncategorized le 21 février 2013
Ils arborent avec fierté des drapeaux et des photos souvenirs, arguant être là depuis la constitution des premières cellules qui ont conduit par la suite à un mouvement massif qu’on appellerait désormais le 20 février. Pour eux, ils ont été à l’origine du changement et leur mouvement est devenu un mythe dans l’histoire politique du Maroc. Chaque photo et chaque image devient pour eux le plus solennel des blasons, et s’acharnent à énumérer les mérites du mouvement. Pourtant, le bilan est bien maigre (bilan de réalisation des objectifs du mouvement), et les demandes utopiques contenus dans les slogans moralisateurs n’ont pas trouvé chemin en pratique. Sont-ils encore obnubilés par ces instants de gloires éphémères ? Ou, sont-ils aveuglés par des convictions et dogmes rigides ? Ou encore pire, sont ils victimes de leurs egos refusant de s’apercevoir qu’ils n’ont pas opté pour le meilleur chemin et d’en tirer les leçons ?
Les superlatifs fusent à tort et à travers pour jeter des fleurs aux bienfaits des sorties du 20 février, « nous avons instauré la culture de la contestation dans la rue pour la première fois au Maroc » dit l’un, « nous avons cassé le mur de la peur » dit l’autre, « nous sommes à l’origine de toutes les reformes entreprises dans le pays » dit le troisième. Or, les sit-in devant le parlement n’ont jamais cessé depuis une vingtaine d’année, le militantisme de l’expression est une tradition déjà porté par des militants connus et des plumes distinctes, et le processus de changement était amorcé depuis l’ère Hassan II avec des périodes accélérés et surtout des périodes courses d’escargots. Le mouvement du 20 février, n’a pas inventé la contestation dans la rue, et n’a même pas été précurseur à choisir cette forme de contestation, il n’a fait que copier un modèle choisi par les tunisiens qui n’avait aucun repère au moment ou ils sont sorti pacifiquement dans la rue, et un modèle égyptien qui a rendu la révolution de la rue plus sympathique voir plus poétique. Le seul mérite qu’il a c’est de rassembler un bon nombre de personnes convaincus, jeunes et moins jeunes, au moment ou la conjoncture géostratégique le permettait pour constituer un contrepoids réel contre une hégémonie régnante, Avoir une belle condensation de compétences de tous bords qui pour la majorité d’entre eux n’ont de soucis que le développement de leur cher pays.
En effet, le mouvement a raté son rendez vous avec l’histoire en concentrant toute son action sur les sorties de rue, sans s’atteler à la rédaction du projet de société qu’il veut, ni à faire émerger un nouveau mouvement culturel et idéologique permettant aux citoyens de s’identifier. Le mouvement n’a engendré aucun livre doctrinaire, aucun fondement de pensée économique et sociétale, et a même fait la politique de l’autruche quand il a joué la technique de la chaise vide lors du referendum de la constitution au lieu de proposer, voir imposer son modèle de constitution avec la force de négociation qu’il avait alors. Or on peut se demander, comment on peut imaginer un régime de monarchie parlementaire quand on boycotte les scrutins et qu’on doute de la légitimité de la majorité des partis existants (peut être une monarchie parlementaire à parti révolutionnaire unique). Il s’est contenté de mettre en valeur les prouesses d’organisation, et des chiffres de personnes et de slogans, ainsi que quelques maigres productions pour mettre en valeur tel nom ou tel autre. Comme si les sortis et les contestations étaient les objectifs et non les moyens, comme si parler de 500 000 personnes dans la rue était plus important que d’imaginer un nouveau modèle de gouvernance. L’important est de bien réussir sa marche et surtout ses clichés, en omettant à quoi servirait cette marche et à quoi elle devrait aboutir. On s’en foutait si le voisin espérait le même changement que l’on veut du moment qu’il marche à coté et qu’il devient un chiffre convertible dans la guerre des chiffres sur les colonnes des journaux.
Il est encore temps de se ressaisir, des jeunes qui ont gagné en notoriété et en maturité durant deux ans peuvent prétendre au leadership du mouvement, il faudrait imaginer un nouveau système de répartition de richesse, une nouvelle fiscalité, de nouveaux garde-fous contre l’octroi des privilèges, de nouvelles politiques d’accès à l’éducation, au logement et aux soins , une politique de relance économique et de croissance, une politique de création des emplois et résorption du chômage, un système de gouvernance bien huilé permettant la transparence et le contrôle de la société civile, une réinvention de la justice et de la culture des droits et libertés.
Le mouvement du 20 a pris beaucoup de taille en très peu de temps, et a connu le sort de toute bulle qui en grandissant avec du vide à l’intérieur se verrait éclater un instant ou un autre, se focaliser sur le quoi en omettant le comment était l’erreur fatale du mouvement. Chanter les louanges du mouvement comme le fait la plus part des partis n’est que l’apprivoiser, adoucir ses militants dans une satisfaction superficielle de l’ego, un orgasme fictif d’une gloire éphémère pour vivre dans la nostalgie plutôt que vivre pour un meilleur lendemain. Peu importe qui ramène le développement, la justice et l’équité pourvu qu’il les ramène et les instaure pour toujours. Privilégier son image au péril de son pays, pour avoir de la notoriété et une légitimité serait ma foi, le plus cynique des militantismes.
« Tout flatteur vit au dépends de celui qui l’écoute »
Le corbeau et le renard, les fables de Lafontaine
Le fanatisme islamiste : le Frankenstein des apprentis sorciers
Publié par Agora Citoyenne dans Uncategorized le 1 octobre 2012
(Lecture de la naissance et de l’évolution de l’islamisme)
« L’islam me fait peur » Drôle de phrase lancé par une comédienne française lors d’un débat télévisé qui ne peut qu’ interpeller ou laisser perplexe. Ces spectateurs musulmans qui croyaient que leur religion est amour et miséricorde, se rendent compte que le citoyen lambda de l’autre coté des mers et océans, aussi éclairé soit il, nourrit une peur bleu du message qui, à leurs sens, devrait apporter de la paix et de la prospérité à tous les êtres humains et non humains sur la terre. Leur religion devient le père fouettard qui châtiera les petits enfants qui déraillent de la sainte laïcité et des valeurs universelles qui prennent le statut du sacré à la place des religions.
Le premier réflexe est de vouloir défendre cette religion à travers ses textes qui prônent amour et tolérance, de contextualiser les versets qui parlent du Jihad en soulignant que le grand Jihad est de se battre contre soi-même, et d’inviter l’autre à découvrir lui-même les textes religieux au lieu de se focaliser sur le comportement de certains pseudo religieux. Sauf qu’on se rend compte qu’il est difficile de motiver un autre, qui a déjà des préjugés sur une religion de l’étudier. Il ne trouvera pas l’intérêt d’écouter de longues diatribes sur un prophète qui est apparu 14 siècles auparavant sur un désert lointain, car il n’y a pas plus sourd que celui qui ne veut entendre. Lui sortir des textes aussi beaux soient-ils d’un livre auquel il ne croit point, c’est comme verser de l’eau dans le sable. On ne peut blâmer le sable de ne pouvoir maintenir l’eau, c’est à celui qui verse de trouver l’astuce et la parade pour permettre à l’eau et au sable de trouver la symbiose ou au moins le compromis.
Il serait plus judicieux d’expliquer la naissance du fanatisme religieux musulman (phénomène très récent dans l’histoire) à un autre qui est beaucoup plus ouvert et attentif à l’analyse politique qu’à l’argument théologique. Tracer ce trajet qui a engendré ce mutant qu’est le fanatisme religieux permettrait de designer les coupables et partager les responsabilités.
Tout commence à la naissance du mouvement des frères musulmans en 1928, qui ont été persécutés tour à tour par les services du Khédive puis par les soins des généraux de l’armée révolutionnaire du temps de Nasser. Cette oppression a ramené à des scissions au sein du mouvement et à une radicalisation des franches dissidentes. Un jeu machiavélique de Sadate dans les années 70 a crée un vrai terroir fertile de fondamentaliste (Aljama3a Alislamiya) pour à la fois affaiblir les frères musulmans en leur faisant concurrence sur le terrain du conservatisme, ainsi que les mouvements d’étudiants léninistes marxistes dans les universités égyptiennes pour leur ôter leur monopole sur les mouvements d’étudiants. Ce terroir servira comme base de recrutement par la CIA pour les moudjahidine en Afghanistan qui utilisait leur ferveur fanatique pour contrer la menace bolchévique. Ce financement Américano-Saoudien permettra de faire foisonner en nombre et en éclat ces idéologies fondamentalistes en leurs procurant supports médiatiques et appuis logistiques (souvenez vous du film Rambo III). Et à la fin du bras de fer américano-soviétique, on a laissé ce contingent retourner contaminer les pays d’où ils sont originaires sans se soucier de la nature du Frankestein que l’on a crée dans le Torah Borah. Du moment que le danger est bien loin dans les pays arabo-musulmans, qu’ils s’en accommodent. Sauf que ces apprentis sorciers ont oublié que les sortilèges de leur magie noire ne pouvaient s’arrêter à un endroit ou à une culture, mais allaient ramener le cataclysme et la peur partout dans le monde. Leur responsabilité est établie dans ce que nous vivons à date d’aujourd’hui, et c’est ces mêmes joueurs de sort qui nourrissent la peur dans une sorte de fuite en avant pour brouiller leurs responsabilités et justifier leurs business d’armes et l’ordre mondial qui les arrange qui n’est autre qu’un ordre mondial de choc des civilisations, de haine de l’autre et de terreur universelle. ( voir les éléments clé de l’évolution du fanatisme dans les paragraphes en annexe en bas de l’article)
Le simple musulman, lui il n’a pas choisi de naître musulman, pourtant l’Islam fait parti de son identité comme la nationalité qu’il porte qu’il soit pratiquant ou pas. Il n’a pas choisi de naître dans des pays agenouillés par la colonisation avec des taux d’analphabétisme houleux. Il n’a ni oppressé les mouvements conservateurs pour les radicaliser, ni voulu combattre le danger rouge venant de l’est, ni importer les résidus d’une politique américaine dans son pays. Il ne fait que subir ce que les autres ont décidé pour lui. Lui qui aime tant cette culture occidentale des droits de l’homme et de la liberté d’expression qui lui ouvre des horizons et qu’il veut présenter à ses compatriotes, se trouve à chaque fois humilié lors de demandes de Visa, provoqué dans sa foi par ces occidentaux en lesquels il crois, étouffé par ces extrémistes qui ternissent son image, et veulent lui imposer un modèle social loin de l’Islam qu’il a toujours connu et vécu et qui depuis des siècles a été un modèle de cohabitation des religions . Un Islam préfabriqué dans des contrées lointaines par des marionnettistes qui en avait besoin selon la conjoncture du moment, et qui comme des industriels véreux, ont laissé leurs déchets radioactifs contaminer tous les pays de la région. C’est ce musulman qui a subi ce fanatisme et ses conséquences pendant une vingtaine d’année avant qu’il ne s’exporte en terre occidentale, qui se bat chaque jour pour développer son pays selon ses moyens en combattant ces doctrines obscurantistes. Sauf qu’il ne se voit pas aidé par cet occident dont il défend les valeurs et qui ne prends pas sa situation médiane en considération. Il compte encore sur ses âmes éclairées à l’image d’un voltaire, d’un Hugo, d’un Mauriac ou d’un Saint-Exupéry qui ne cherchent pas à cloner des européens partout, mais à rencontrer des hommes différents avec qui ils peuvent construire un monde diversifié et meilleur, faire adopter aux gens ces valeurs universelles qui ne heurtent ni leur foi ni leur identité et qui sont porteuse d’espoir et de prospérité, envoyer un message de paix et de respect mutuel pour apaiser les tensions et créer le climat de confiance à même d’embaumer les cœurs et de sécuriser les âmes . Hélas, les médias s’intéressent peu à ce travail quotidien car il n’est pas vendeur d’image, et ne crée ni le sensationnel ni le show. On savait depuis longtemps qu’un arbre qui tombe fait beaucoup plus de bruit qu’une forêt qui pousse.
1- la genèse de l’islamisme
Tout commence en 1928 lorsqu’Hassan Elbanna a décidé de fonder l’organisation des frères musulmans. L’instituteur très conservateur et pieux, influencé par les écrits de Mohammed Abdou et Jamal eddine elafghani, prônait un retour aux valeurs religieuses pour relancer un tissu social égyptien permettant de chasser le colonisateur. Pour allier la population à sa cause il était pédagogue et réconciliant, et surtout démocrate n’ayant pas en vue de créer une révolution contre le régime, mais juste une révolution dans les têtes. Mais le développement rapide de sa popularité, de ses disciples et de sa confrérie (2 millions en 1948) a amené le système égyptien à le liquider en 1949 sur ordre du Roi Faruk lui même. Son gendre Said Ramadan pris la relève et continua sur la même voie de prêche et de sensibilisation quoique la persécution fût de plus en plus ardente.
2- la période Nassérienne
Parmi les officiers libres qui ont été à l’origine de la révolution égyptienne de 1952 , figurait un bon nombre de frères musulmans. Sauf qu’après l’éviction du Géneral Naguib par Gamal Abdennasser , la persécution des membres de la confrérie a commencé de peur qu’elle ne constitue une alternative au nouveau régime révolutionnaire qui ne tolérait aucun concurrent. Cette persécution a engendré une radicalisation d’une aile des frères musulmans, dont un certain Sayed Qotb , excellent exégèse mais politicien très radicale et qui s’est éloigné de plus en plus de la ligne de Hassan Elbanna pour devenir une nouvelle référence pour une jeunesse qui en avait marre de recevoir les coups du régime , et qui voulait riposter. L’erreur politique de Abdennasser était l’exécution de Sayed Qotb en créant de lui un martyre, et en radicalisant beaucoup plus ses disciples, qui dépourvus d’un leader, se sont mis chacun de son coté à réclamer vengeance et à construire un modèle de société pour externaliser sa rancune vis-à-vis du régime.
3- la période Sadate (le jeu de la mort)
Après la mort de Abdennasser (despote intègre et convaincu mais piètre politicien, croyant sincèrement que sa catastrophique gestion panarabiste pouvait être le salut à la nation arabe) est venu un renard de la politique qui savait bien manier les ficelles de loin et jouer avec les amis avant les ennemis. Pour contrecarrer la montée puissante des étudiants léninistes marxistes (pourtant de son camp, lui le candidat de l’union socialiste, le parti unique) , il va encourager une fraction dissidente des frères musulmans ( la Jamaa Islamiya) à se développer dans les universités pour les dissuader de s’attaquer au pouvoir en les occupant dans des chamailleries inter-estudiantines ( modèle repris dans plusieurs pays arabes et encouragé par l’occident qui voulait arrêter l’expansion communiste) . la Jamaa devient la carte à jouer de Sadate (très impopulaire après son déplacement au Knesset et les accords de camp David) pour assagir le courant panarabiste nassérien qui refusait le principe de la négociation avec Israël. Une série d’emprisonnements et de relâchements de membres de la Jamaa selon les desiderata du président ont marqué toute la seconde moitié des années 70 jusqu’à ce que les marionnettes se sont rebellés contre le marionnettiste et ont perpétré une fusillade contre le président en 1981 lors d’une parade militaire.
4- la révolution iranienne (le premier fanatisme anti occidentale)
Après la fameuse prise d’otage des diplomates américains à Téhéran, les relations entre les états unis et l’Iran ont connu un revirement décisif pour la suite de l’histoire du fanatisme religieux. Déjà les iraniens ne portaient pas les américains dans leurs cœurs depuis le renversement du gouvernement Mossaddaq (chef du gouvernement iranien qui voulut nationaliser le pétrole iranien et qui a été renversé par les tueurs économique envoyés par Washington) et l’instauration du shah Pahlavi, ( shah corrompu ayant vendu les richesses de son ^pays aux occidentaux selon les révolutionnaires). Ajouté à l’agressivité des américains suite à la perte de leur mainmise sur le pétrole persan ont radicalisé totalement les positions de part et d’autre. Pour les iraniens, les USA sont devenus le grand Satan alors que pour les américains, l’Iran est devenu un état illégitime, et potentiellement terroriste. Pour combattre cet état brigand les états unis ont procédé de deux manières. Premièrement, pousser Saddam Hussein, le jeune et ambitieux président du pays voisin à attaquer l’Iran pour l’épuiser militairement. Deuxièmement, designer le Chiisme des ayatollahs comme une menace sur le sunnisme des pays voisins et engager les wahhabites à contrecarrer les ambitions hégémoniques de la révolution chiite en la bousculant et en occupant une légitimité religieuse à coups de subventions par l’état saoudien (avec les américains, il faut toujours un tiers payant). Seuls les chiites étaient des intégristes à cette époque là aux yeux de l’administration américaine et cela suffisait à justifier la fermentation d’autre radicaux pour les arrêter.
5- Le bourbier Afghan (l’internationalisation du fanatisme)
La résistance des moudjahidines Afghans à l’invasion soviétique était une aubaine pour l’administration de Ronald Reagan fraichement élu, de créer aux soviets leur propre Vietnam. Ne pouvant s’engager directement dans le conflit, ils ont utilisé des salafistes pour exacerber les sentiments religieux à travers toute la nation de L’Islam afin de recruter aux moindres frais, humains et matériels, une armada de guerriers venant de tous les groupuscules crées initialement dans les pays musulmans pour arrêter l’expansion idéologique communistes dans les universités musulmanes. Et qui ont servi par la suite comme foyer de recrutement pour arrêter le danger chiites, et l’armée rouge in fine. Un Palestinien du nom de Abdellah Azzam a crée en 1984 Maktab elkhadamate (littéralement traduit, Bureau des services) à Peshawar , bureau financé par l’Arabie Saoudite et dirigé substantiellement par la CIA a pu rassembler plus de 25 000 volontaire musulman étranger selon Milton Baerden, chef de l’antenne locale du CIA au Pakistan. Parmi eux se trouvent un Ben Laden et un Ezzaouahiri. Des jeunes endoctrinés selon des méthodes américaines à combattre l’ennemi jusqu’à la mort pour atteindre l’éden promis des martyrs. Des jeunes qui ont été entraînés pour devenir insensible à la mort, à la souffrance, à la rudesse de la vie, juste rendus brutes pour obéir aveuglément au grand manitou, lui même au service du seigneur américain. Après le retrait des forces soviétiques de l’Afghanistan, ces jeunes déboussolés et endoctrinés dans la perspective de la Chahada (mort en martyr) devaient regagner leur pays respectifs, sans bagages culturel, ni projet de vie. L’agressivité travaillé et exacerbé par la rudesse des camps afghans, et ne trouvant plus d’ennemis devait exploser au visage de leurs compatriotes. Des groupuscules se sont formés pour rétablir le mode de vie dans les montagnes Afghanes (vêtements afghans rudimentaire pour les hommes, Niqab imitation du Tchador pour les femmes, rigidité esthétique et culturelle) croyant que c’est le seul mode de vie pour s’approcher de l’eternel. Le manque de repères idéologique est tellement flagrant que la violence est devenue le seul repère. Une violence qui se perpètre contre l’autre qui forcément n’est pas de la même religion qu’il soit musulman ou pas car il est autre. Certains ont même trouvé refuge dans des pays comme le soudan qui menait un combat contre les indépendantistes du sud et qui avait besoin de forces aguerrit au combat et prés pour la mort.
6- le guet-apens algérien (le nouveau combat)
Le renversement de la légitimité électorale au début des années 90 par la geinte militaire en Algérie, a permis de créer à ses extrémistes leur nouveau terrain de jeu. Le FIS arrivé en tète des législatives s’est vu confisqué sa lutte contre le pouvoir par le GIA. Dans un contexte aussi opaque que celui de l’Algérie, le prêche et le discours politique devient obsolète devant l’éloquence des Kalachnikovs. La boite de Pandore a été ouverte de part et d’autre par les militaires et par le FIS aboutissant à dix années meurtrières dont la barbarie sauvage et sanguinaire allait heurter l’occident et plus spécialement la France. L’accès à l’image suite au développement des nouvelles technologies (antennes paraboliques, internet par la suite) a déclenché les premiers reflexes de rejet de cette culture qui engendre tant de violence. Les premières affaires de refus du port du voile se sont manifestées en France, mais la virulence des réactions va accélérer suite au détournement de l’avion d’air France 8969 en 1994 et surtout l’attentat du RER B en 1995 à paris et l’exécution des sept moines du monastère de Tibkhirine en 1996. Le cliché de l’arabe bougnoule et faignant va se transformer petit à petit au cliché du musulman sanguinaire. Une minorité de fêlés d’Algérie, avec quelques ressortissants français d’origine maghrébine ont pu faire virer à jamais l’opinion des français sur ce qu’est l’Islam.
7- le 11 septembre 2001 (l’islamophobie galopante)
S’inviter dans les territoires de la plus grande puissance sur terre, était le choc pour sceller à jamais la peur du musulman. Quoique 3ans auparavant, il y’a eu les attentas de Nairobi et de Dar es-Salaam. , mais ce n’est pas aussi spectaculaire et aussi choquant que de faire descendre deux tours en plein Newyork ou se trouvaient de civils innocents. On pointera désormais, le musulman comme terroriste potentiel sachant que les commanditaires de l’attentat ne sont autres que les jeunes volontaires de Maktab Elkhadamate de Peshawar formés et financés par la CIA (faits reconnus par l’agence américaines). La théorie des chocs des civilisations de Huntington et les analyses de Fukuyama prennent de l’ampleur, car elles servent les intérêts des industriels de la guerre. L’Amérique a besoin d’ennemi pour démontrer sa force, occuper ses militaires, maintenir son industrie des armes et surtout s’affirmer en tant que gendarme du monde. Et après la chute de l’union soviétique, le terrorisme devient l’ennemi de taille pour que les USA continuent leur croisade du bien contre le mal. Ainsi la machine médiatique américaine s’en est mêlée pour ancrer ce cliché de l’arabe potentiel terroriste dans les tètes. Et les attentas de Riad, de Casablanca, de Madrid et de Londres, n’ont pas arrangé les choses. La fracture est devenue trop béante.
8- la cause palestinienne (l’alibi eternel)
Un conflit de territoire entre deux populations est toujours présenté comme un conflit de religions. Un sentiment de culpabilité qui étouffe les européens du sort qu’ils ont réservé pendant plusieurs siècles à la communauté hébraïque, et qui s’est soldé par une horreur qu’est la Shoah les emmènent à faire un -deux poids deux mesures- tout au long du règlement du conflit israélo-palestinien. Les arabes, et les musulmans en général qui n’éprouvent pas la même culpabilité (accueil des séfarades persécutés en Espagne, accueil du sultan ottoman de Donia gracia et son aide et rapatrier les Conversos en terre d’islam, accueil des Aaliyahs en fin du 19 éme siècle suite aux pogroms perpétrés en royaume de Russie) n’ont pu trouver en eux le juste arbitre. Cette frustration qui n’a fait que se développer aux rythmes des vetos américains et de l’inexécution des résolutions des nations unis a bien été exploité par les fanatiques pour dénoncer tout le système mondial. Tout étourdi qui a envie de faire de l’exégèse politico religieuse, se réfère à ce conflit et aux gaffes américaines en Iraq pour dénoncer un complot contre la nation islamique. Or, ce conflit n’est absolument pas religieux, mais territoriale entre des peuples qui ont une certaine légitimité pour vivre sur ces terres et qui doivent trouver un compromis sous l’œil d’un juste arbitre. Utiliser leur cause pour faire du marchandage politique n’est pas la servir mais seulement le délégitimer au lieu dudit arbitre. Aussi faut il que cet arbitre soit impartial et aie le courage de pouvoir trancher juste.
Les dix leçons du 20 février
Publié par Agora Citoyenne dans Politique, Uncategorized le 13 décembre 2011
Et voila, c’est fait, le 20 février a subi le sort irréversible que lui prévoient les maîtres du temps, 24 heures sans une seconde de plus, le pays et le peuple vivait avant ce jour là et vivra sûrement après, ceci étant ces 24 heures pas si différentes des autres pour une grande partie des marocains sont pleines d’enseignements, en tout cas, j’en tire plusieurs leçons ( des leçons que je tire et je partage sans avoir la présemption de les donner à qui que ce soit car je n’en ai absolument pas la qualité)
Leçon 1 : Parler au nom du peuple est une usurpation utopique sans mandat.
Comment un peuple peut il mandater un mouvement pour parler en son nom, si la démocratie qui est le dogme le plus accomplie et le plus consensuel n’est en réalité que la dictature de la majorité. Toute personne et tout mouvement se revendiquant avocat des valeurs universelle devrai bannir le fait de parler au nom du peuple de ses discours, il n’en serait que plus crédible car cette affirmation n’a de signification autre que l’ambition hégémonique et les dérives d’exclusions propre à celui qui l’adopte.
Leçon 2 : la théorie de la conspiration ou du complot est quasi inéluctable
Il suffit que lors d’un conflit, les choses ne passent pas comme prévus que l’on cherche des alibis ou des boucs émissaires. Pour certains c’est à cause de la pluie (les prétendus manifestants n’ont pas peur des matraques, des policiers, de la répression mais ont une peur bleue des gouttelettes de pluie), du manque des moyens de transport (existence de militants convaincus mais flemmards) ou de l’intimidation des services de sécurité que les manifestations n’était pas par millions. Pour les autres, si ce n’est le financement de certaines agendas extérieurs, si ce n’est l’encadrement d’une certaine gauche impie et l’adoption d’une certaine droite barbu aucun manifestant ne serait sorti à la rue. Or on a constaté que toute personne qui voulait et était convaincu de rejoindre les manifestations en avait la possibilité pour répondre aux uns et que hormis la légitimité qu’ont cette gauche et cette droite de manifester et de se manifester puisque ce sont des citoyens marocains, il y’avait aussi d’autres forces de ce pays qui se sont jointes aux manifestations en épousant les revendications des jeunes du 20 février ou en scandant leurs propres revendications pour répondre aux autres.
Leçon 3 : il existe des gens dans notre pays qui arrivent à manifester leur colère de la manière la plus civilisé qui soit.
Et pour cela je remercie les manifestants, le collectif du 20 février et toute personnes ayant participé aux manifestations pour l’esprit civique qui a régné tout au long des manifestations. Car très rares sont les pays ou la rencontre de manifestants avec des anti manifestants se passent aussi mûrement que ce que nous avons vécu ce matin du 20 février et j’ai vraiment ressenti une fierté d’être citoyen de ce pays
Leçon 4 : les revendications sont loin d’être homogènes et différent d’un segment à l’autre
Il n’existe pas une liste de revendication mais des listes de revendications. Plusieurs idéologies se sont entre mélangés avec des slogans plus ou moins revendicatifs. Les écoles de pensées se sont côtoyées en l’espace de quelques heures contre un ennemi commun qui est le Makhzen. Et derrière cette cohabitation conjoncturelle réside un grand mystère. Au cas ou cet ennemi disparaissait ou se désagrégeait, serions nous devant un projet de société viable ou devant une multitude de projets antagonistes qui nous laisserait regretter ce Makhzen qui nous unifiait dans sa haine et son mépris?
Leçon 5 : il existe aussi des faiseurs de troubles et des jeunes déboussolés
Revers de la médaille ou retour de manivelle, le joli portrait peint le matin par la virtuose inspiration d’un souffle de démocratie responsable a été saccagé l’après midi par une bande d’irresponsable, de malfrats, de jeunes mal orientés qui sont le produit de notre société et qui sont saturés d’images vu et revus sur des chaînes satellitaires sans aucune prise en considération des commentaires qui les accompagnaient ni du contexte qui les justifiait. Entre mimétisme aveugle et impunité du groupe, ces agissements ont laissé derrière eux cinq corps calcinés de compatriotes (que dieu ait leur âmes dans sa miséricorde) qui eux aussi avaient des revendications que plus personnes n’écoutera ni ne réalisera.
Leçon 6 : de bonnes intentions peuvent amener à des résultats chaotiques
Je ne doute pas un seul instant quant à la sincérité des manifestants dans les revendications qu’ils présentent, j’ai l’intime conviction que ce sont des concitoyens qui ont jugé que notre pays à besoin d’un électrochoc pour être réanimé et revenir d’une certaine hibernation plus longue que prévu au point d’être assimilé à un coma. Mais ce qu’ils ont omis c’est que les marocains de facebook et la qualité des débats et des échanges sur facebook ne font pas de lui une alternatif au monde réel et au Maroc réel car je doute fort que le jeune qui a déterré la plaque de circulation ( interdit par hasard du destin) pour bousiller la devanture de magasins et les vandales qui s’amusaient à retourner des voitures connaissent l’existence de cet outil ou au cas contraire, l’utilise pour des fins autre que l’assouvissement de fantasmes emprisonnés. Je crois qu’il fallait préparer aussi bien les scénarii espérés que ceux non escomptés. C’est comme les films marocains ou les synopsis sont lumineux et ou les continuités dialogués sont pauvres pour ne pas utiliser le mot pourris. Il faut être bien conscient des risques qu’on fait courir à la nation en ouvrant cette boite de pandore, car ni l’outil de protestation qui est la manifestation ni le timing avec ces temps trouble que vit le monde arabe n’est propice pour amorcer un vrai déclenchement d’un Maroc meilleur
Leçon 7 : l’intelligence relative des autorités marocaines
Les autorités marocaines ont fait preuve d’une discrétion remarquable, les forces de l’ordre était bel et bien là ( en uniforme et en civil) mais se sont fais oublié ou se sont fondu dans la foule, les manifestants ( bien que ayants fais preuve d’autodiscipline) n’ont trouvé personne pour le provoquer , la liberté de manifestation accordé à une manifestation illégale d’un point de vue sécuritaire ( puisque sans autorisation) est très subtile, aussi la large couverture médiatique par les chaînes publiques de toutes les manifestations sur l’ensemble du royaume et la prise de paroles des manifestants a démontré que la leçon égyptienne a été retenu. Alors si le style des autorités a évolué, celui des revendications le devrait aussi. On devrait passer de revendications populistes et des slogans qui enflamment les foules efficaces mais d’un autre age à des études et rapports périodiques, à des suivis par la société civile des actions gouvernementales quelque soit ces gouvernements pour maintenir une pression permanente sur les décideurs.
Leçon 8 : l’avenir du pays et du monde se fera via le net
Désormais il faudrait faire avec, l’avenir du pays ne se joue plus dans les couloirs des deux chambres mais aussi et surtout dans une sorte de parlement populaire qu’est devenu le net. Chacun a sa propre tribune de presse, on site, son blog ou sa page personnelle. Le lobbysme n’est plus l’exclusivité des rotariens ou des makhzaniens. N’importe quelle petite idée peut être débattu et adopté par un bon nombre et par la suite mise à exécution sans prendre l’avis de ceux qui voudraient tout décider dans ce pays. L’avenir appartiendra à celui qui pourra par son flair, par son destin, ou par sa chance suivre et canaliser cette énergie abondante sur ces réseaux sociaux pour en faire une force productrice pour ce pays qui nous est cher
Leçon 9 : la folie des grandeurs du virtuel
Tous les utilisateurs du net sont possédés partiellement ou totalement (dont moi même) par un nouveau phénomène qu’on pourrait qualifier de narcissisme du net. Cette manie d’exhiber ses idées d’étaler son savoir faire d’influencer le cours de l’histoire ou plus humblement de ces lecteurs nous hantent tous. Elle est inoffensive voir enrichissante dans la majorité des cas, mais peut dans certaines dérives ou sous certaines formes aboutir à une pathologie de -m’as-tu vu – poussant certaines âmes vers le malin, pactiser avec le diable pour une gloire éphémère ou une notoriété en feu de paille.
Leçon 10 : Nul ne détient la vérité
Je ne sais pas si c’est une nouvelle leçon, mais en tous cas c’en est une. La vérité est un concept si mouvant et si relatif qu’on ne peut le cerner ni le discerner dans toute son ampleur. S’il existe une vérité (au risque de me contredire) c’est qu’elle est propre à chacun. Et on ne peut la jauger ou la mettre à l’épreuve que si on connaît celle de l’autre. Alors imaginons un instant que les portes des méninges de tout un peuple est ouvertes, et qu’on arrive à dresser une cartographie de l’ensemble de leur vérités, notre salut sera caché là ou nos vérités s’interféreront le plus. Alors faute de ne pouvoir vivre cette utopie, ouvrons nous les uns aux autres, nous avons tellement d’idées à partager et tant de chemin à parcourir ensemble.
Rédigé le 21 Février 2011
Entre traitre de la nation et pion du régime, peut-on choisir ?
Publié par Agora Citoyenne dans Uncategorized le 13 décembre 2011
J’ai suivi avec intérêt l’appel à manifestation lancé par le groupe du 20 février, et les débats et commentaires publiés sur son mur entre sympathisants et opposants au mouvement. Et s’il y’a quelque chose qui m’a interpelé tout au long des commentaires c’est la quantité d’insultes, de diffamations, de préjugés et de condamnations précoces que ces deux camps se rejettent. Chacun essaie de trouver le malicieux en l’autre, chercher tous ce qu’il y a de diabolique en lui pour l’exposer au lynchage de la foule qui ne se préoccuperait plus alors du fond de l’idée qu’il défend mais seulement de la condamnation faite par contumace à son égard suite à une rumeur, fondée ou pas, pour annihiler tout espoir d’exposition de la pertinence son idée.
Les sympathisants du mouvement ne parlent que des méfaits du Makhzen, ils ne voient en toute personne ne partageant pas leur opinion qu’un esclave du regime, une boite de résonnance loué par l’orchestre d’oppression de l’état. j’ai lu un commentaire qui parle du dictateur despote qui gouverne et de ses zbirs qui vont disparaitre dés que la voix du peuple retentira. Et que l’heure de vérité a sonné pour extirper la mafia et ses disciples et renverser la tribu qui gouverne ce pays par le feu et le fer. Le discourt était digne des plus grands mouvements révolutionnaires post colonialistes qui ont amené des régimes comme ceux de Fidel Castro ou Abdelkarim Kacem en iraq ou encore plus proche celui de Moammar Khaddafi.
Les opposants au mouvement n’ont que le mot de traitres pour qualifier toute personne voulant manifester pour changer quelque chose dans ce pays, pour amorcer un mouvement ou une dynamique de changement, une phobie du droit à la parole et à l’exposition d’idées. Ils font beaucoup plus de mal au régime que de bien en voulant le défendre avec des réflexions naïves et d’un autre âge telle que « pourquoi manifester alors que vous trouvez de quoi manger et boire et vous habiller » comme si l’homme du Neandertal essayait de résister à l’invasion de l’homo-sapiens.
Je rêve d’un Maroc ou on respecte le droit à la différence, ou toute personne exposant ses idées, les bétonne avec des études minutieuses et des arguments valables, ou nous avons de vrais débats de fonds et non des insultes qui prolifèrent à gauche et à droite pour ne voir que des démons tout autour. Je ne veux pas être désigné comme traitre, et je me défends d’être un pion du régime, je suis un patriote qui veut stabilité et prospérité pour cette patrie sans pour autant faire l’autruche et me résigner à mimer les trois singes.
Et pour plus de clarté sur ma position, je ne crois pas que les cas de la Tunisie et de l’Egypte soient similaires à la situation de notre cher pays car nous n’avons jamais eu l’icône du parti au pouvoir qui est en même temps pouvoir législatif et pouvoir exécutif. Le multipartisme a fait parti du panorama politique marocain dés l’indépendance. Même si ça prend du temps pour murir. Feu sa majesté Hassan II a entamé dés le début des années 90 une restructuration de la vie politique et a initié une phase de transition continué de fort belle manière par sa majesté Mohamed VI. Mais si le mérite de feu Mohamed V est de combattre le colonialisme en se maintenant à coté du peuple pour la quête de l’indépendance et le mérite de Feu Hassan II est de résister aux mouvements révolutionnaires des années 60 et l’instauration d’une monarchie stable et fédératrice de tout le peuple marocain, le mérite de ce jeune roi devrait être le combat des privilèges et d’instaurer une égalité des chances permettant à chacun de nos concitoyens d’espérer un lendemain meilleur puisque les mêmes portes qui sont ouverte au fils du ministre sont ouverte au fils du vendeur de légumes.
Et si je ne partage pas du tout l’idéologie du mouvement du 20 février et leurs outils de changement, je défend haut et fort leur droit de manifester et de faire connaitre leur opinions, car on ne peut faire de procès d’intention à des gens qui sont nos semblables, si on ne tolère pas qu’on nous prive de nos convictions. La meilleur réponse à des opposants qui désirent se libérer d’une oppression (imaginaire ou réelle) c’est de ne pas les priver de leur droit à la manifestation pacifique, en leur laissant la responsabilité éthique d’agir en proportion de l’enthousiasme public à leur thèse ou de changer de thèse si le peuple ne les suit pas tout en respectant la loi et le droit du citoyen de ce pays à une vie stable et prospère .
Je félicite les peuples frères Tunisiens et égyptiens et souhaite à notre pays que du développement, de la stabilité et surtout de l’égalité.
Article rédigé le 12 février 2011
Hello world!
Publié par Agora Citoyenne dans Uncategorized le 13 décembre 2011
Bassim KHABER, courtier en assurance de son vrai métier, est un militant pour la vulgarisation des aspects de la citoyenneté et pour l’encouragement des jeunes à la participation à la vie de la cité. Son souhait intime est de vivre dans un Maroc de civisme, de tolérance, de richesse et de différence. Estimant que les citoyens qui ont le privilège de savoir ont un devoir de transmission, ainsi que de promotion des valeurs universelles.
Agir pour convaincre, est sa devise ayant l’ambition de pousser les jeunes à épouser l’action citoyenne leur permettant d’être fier d’agir sur le devenir de la cité
- Membre fondateur de l’association des jeunes citoyens
- Cofondateur du Café Politis
- Membre fondateur de l’initiative « par les enfants pour les enfants »
- Membre organisateur de « Weekend jus d’orange à Marrakech »



